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Avec chacun leur pitoyable histoire,
pour la plupart « récupérables »,
tous – ô combien - attachants,
ils ne peuvent compter que sur nous !
Que pouvons-nous
pour eux ?

 

 

 

 


C’est ainsi que Vincent MONGAILLAR, journaliste au quotidien LE PARISIEN, désigne dans son bel article paru le 28 juillet dernier, le pavillon-asile de Maryvonne et Olivier, une modeste maison, anonyme au bord d’une impasse aux portes de Paris.

Une maison, vraiment, que rien ne semble a priori devoir distinguer des autres. Et pourtant… Voici que, la grille poussée, surgit un monde inattendu. Un monde où le bien-être et la vie ont gagné sur l’abandon, la solitude,la détresse, la maladie, la mort.

Un jardin, un chalet spécialement construit et aménagé pour les animaux, une montée d’escalier conduisant aux pièces d’habitation.
Et ici, là, ailleurs, sur la pelouse, sur le toit du chalet, sur les marches, «au sous-sol, sur l’armoire ou la cuisinière, dans l’évier ou le lavabo », des chats.

Chats partout : chats de tout leur long étirés, chats pelotonnés, chats perchés ; chats jouant,chats guettant, chats ronronnant;chats sommeillant, chats confiants, chats méfiants…
Chats dans chaque recoin, chats à tous les étages !

Là, « Les 101 dalmatiens ont trouvé plus nombreux qu’eux : les 250 chats de Maryvonne », écrit Vincent Mongaillar… C’est là que « l’antithèse de la méchante Cruella recueille les félins laissés pour compte.»

Pourtant, en dépit de leur nombre, Maryvonne et Olivier sont capables de tous les appeler par leur nom et, de chacun,ils connaissent le caractère, les besoins, les attentes. « Mes chats, je les reconnais même à leur miaulement, jure celle qui dépense une fortune pour sa progéniture animale.»

Il y a cinq ans encore, Maryvonne et Olivier vivaient dans un bel et confortable appartement parisien. Mais, la famille s’agrandissant de jour en jour, ils ont dû abandonner celui-ci pour cette grise maison d’une grise banlieue. Et voici que la nouvelle demeure, mieux adaptée pour les chats et surtout plus spacieuse, est à son tour devenue trop exiguë.

La maison qui miaule affiche désormais COMPLET.

Cependant, que faire lorsque, après un furtif coup de sonnette, on se trouve avec pour tout interlocuteur, déposé sur le seuil par on ne sait quelle main, dans un panier ou une simple boîte en carton, un chat réduit à l’état extrême de la misère, ou encore une portée de misérables chatons ?


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